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ouahioune
Description du blog :
combien d'Enfants que le Village de Tassaft Ouguemoune a enfanté,mais...!!!
Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
07.08.2006
Dernière mise à jour :
07.08.2006

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Le Combat de Djaffer ne se reduit pas en un Simple

Le Combat de Djaffer ne se reduit pas en un Simple

Publié le 07/08/2006 à 12:00 par ouahioune
Le Combat de Djaffer ne se reduit pas en un Simple
Une vie au service des causes justes

Confronté très tôt à la difficulté du fait de la modestie de son milieu d’origine, Djaffar fit de l’amazigité un idéal.Né dans la rude Kabylie de la guerre de libération, il a dû y connaître, très tôt, ce qui ne peut être rendu que par le terme amazig de «Tamara » et fut naturellement voué au combat pour la démocratie et l’amazigité. « Ce sont donc, à la fois, force du souvenir non délibéré, et ce révélateur d’une vérité fondamentale du pays, qui caractérise le combat de Djaffar »

Eprouvé comme tout enfant du peuple par l’oppressante situation coloniale puis par une injuste Algérie indépendante, Djaffar fit du militantisme sa raison d’être.L’Algérie vient de perdre un de ses plus dignes et illustres enfants, esprit indépendant, enseignant de talent, un homme de courage et de conviction.

Fils de Belaid et Dahbia, Djaffar Ouahioune est né, le 14avril1957, à Tassaft, issu d’une famille aisée, avec deux frères et trois sœurs ; il perdra son père, qui était militant au sein du (MTLD) de Messali, à l’âge de trois mois.
L’enfance du petit orphelin se déroula, en toute stabilité, dans son village natal, où il à fait ses études primaires de 1963 à 1969, l’année ou il obtient son premier concours de 6eme année, il fut admis à l’école des pères blancs à Beni-Yanni, en compagnie de Mustapha Bacha et d’autres camarades de son village.Comme il était un brillant élève, toujours en quête de savoir, il étudiait même durant la période des vacances et pendant ce temps, son école à lui c’était les champs, où il était berger de quelques brebis qui appartenaient à sa mère.Durant quatre ans d’études et du bon travail à l’école des pères blancs, il fut admis au lycée.
En 1973, Djaffar, fait sa première sortie de sa région vers Constantine, où il fréquenta le lycée de «Mansoura ». Malgré les frais très élevés du déplacement et des études, par rapport à la situation financière de sa famille, il trouva l’aide morale et matérielle de ses deux frères aînés.
Après quelque temps, il fut exclu du lycée, momentanément, pour ses observations impertinentes et répétées en cours d’instruction civique de Boumediène. En remarque par-là que le combat de Djaffar a commencé très tôt, dés son jeune âge, il était conscient des enjeux politiques de notre pouvoir et de la question identitaire.Il arrêta ses études durant toute l’année 1975, à cause du décès de sa mère, puis les reprennent l’année suivante.
Deux ans plus tard, en 1978, il décrocha, dés la première fois, son baccalauréat à «Mansoura » et pour l’encourager, son frère aîné lui offre une voiture de marque (R8), comme cadeau a son succès.
« C’est cette force de Djaffar que je garde aujourd’hui, celle d’un homme qui s’est battu tout au long de sa vie, et qui court toujours à la recherche de la liberté »Il fut par mis les premiers étudiants à fréquenter l’université de «Ouad-Aissi » à Tizi-Ouzou, nouvellement ouverte, où il commença son combat culturel sur le terrain, c’est dans l’université que fut la création de cet homme de courage et de conviction, et le début de son combat pour les causes justes.Il était un membre influent du mouvement culturel berbère (MCB), un militant dynamique, de grande culture.Il évoluait à l’aise dans les domaines culturel, politique et social. Il avait tout aussi de grandes capacités d’analyse, sereine et réfléchie.
Si Djaffar a participer aux événements du printemps 80, c’était seulement pour l’amour de sa langue maternelle, Tamaziγt et ce pays qui pleure ses intellectuels et ses hommes aujourd’hui, il était là pour préparer la toute première manifestation du 11 mars, an lendemain de l’interdiction de la conférence de Mouloud Mammeri, il avait résumer l’événement à travers cette saisissante formule kabyle « ASS N 11 DI MEΓRES ID N-SSEγRES ».
Ou encore à Alger, les étudiants ne parvenaient pas à tirer leur tract, car le responsable de la reprographie exigeait une autorisation de son supérieur, leur course se terminait inlassablement devant la porte cadenassée de la salle de tirage, arriver sur les lieux, il fit volez le verrou d’un coup de pied, il tira le tract sans se soucier davantage d’une quelconque permission, après les événements du 20 avril 80, fut arrêter pour la première fois par la gendarmerie de Tassaft avec son compagnon de lutte Hand Saâdi, après quelques jours il s’échappa.
Fondateur de la revue « Tafsut », il a était dénoncé, les gendarmes étaient venus perquisitionner chez lui pour chercher la ronéo de «Tafsut ». Il leur expliqua qu’on ne violait pas l’intimité d’une maison kabyle et l’argument les avaient convaincus, pourtant la ronéo était bien la chez, lui !
« Tafsut » dont il fut l’un des fondateurs, publia dans son premier numéro
un percutant poème « ADRUM SWEγRUM » où il fustigeait cette légion de kabyle de service.
Les gendarmes, «IJERMIDEN », comme il les appelait avaient fini par cesser de le poursuivre. Son aplomb face à eux est admirable.
Apres quelques années d’enseignement à « Fouka »c’est le grand retour de Djaffar vers sa région, où il enseigna les mathématiques au lycée de Beni-Yanni, ex école des pères blancs ou il a était déjà élève.
Djaffar est à remercier et à congratuler pour ses allées et venues au service du savoir et de la science. Fidèle au poste, à l’écoute des élèves et de leurs parents. En retient de Djaffar un fidèle patriote, engagé cœur et âme pour le mouvement berbère.Ce samedi matin, 10 mai, rien n’était habituel, cette chaleur ne prétendait rien de bon, assister aux cours, sans vraiment y être.
Soudain, vers 10h30, rien à comprendre.
Les détonations provenants de l’intérieur du lycée, les cris, les bousculades, puis la fuite vers l’extérieur. Par bribes, les informations tombaient : c’est Djaffar qui vient d’être tué. Incompréhensible… impensable. Rien à dire. Les confidences s’arrêtent net ; la voix s’éteint sur un sanglot étouffé.
Vers 10h30, huit individus armés, sont introduits tranquillement dans la petite loge du gardien, les uns en tenues de gendarmes, d’autres en tenue militaire et un civil bien costumé tenant un talkie-walkie. Ils tiennent le jeune Kamel, avant de gagner la salle 13,où enseignait Djaffar, et ils ont obligé le surveillant général de l’établissement de les accompagnés.Le prof de maths est surpris en plein cours par cette visite inattendue, il s’est fait déposséder de son arme (une MAT49), puisqu’il n’a pas eu le temps de riposter à ce qu’il croyait être des membres de service de sécurité.

« Il ne savait jamais quand, jamais on ne lui fixait de rendez-vous. Il venait tôt le matin, pour une petite heure »Atteint de plusieurs balles, il se précipita vers la porte en poussant l’un d’eux en dehors de la classe, où il sera achevé à bout portant par ses assaillants, devant les yeux effarés de ses élèves. Une fille qui se trouvée au tableau a été touchée à la jambe. Les individus armés ont eu aussi le temps de tuer le jeune Kamel avant de prendre la fuite.C’est ainsi que les élèves, ont assisté en direct à l’assassinat de leur professeur des mathématiques.C’est une grosse perte. Il était de la trempe de Mustapha et d’Ammar.
Comme une école, Tassaft Ouguemoune a enfanté Amirouche, oncle de Kamel ; Djaffar, parent de l’écrivain connu Chabane Ouahioune ; Mustapha, la réincarnation de Ammar Ould Hamouda, tous animés d’un esprit de lutte, de combat pour la liberté et la démocratie, leur milieu naturel. D’autant que l’activité politique est innée, dans ces différentes familles, les rassemblant ainsi dans une seule et même famille.






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:: Les commentaires des internautes ::

k.zohra le 10/05/2008
en ce jour du 10 mai 2008,11ans apres le terrible assassinat de mon professeur en plein cours,je tiens a rendre un vibrant hommage a un grand professeur qui a su etre au service de ses eleves et qui a toujours eu le sens du devoir accompli.je m'incline humblement devant la memoire de ce grand personnage,sachant que son nom restera gravé a tout jamais dans l'histoire,mais surtout dans le coeur de tous ceux qui ont eu la chance de le cotoyer.que dieu l'acceuille en son vaste paradis


Ali le 20/09/2008
Je voulais juste apporter un rectificatif quant à la scolarité de Djaffar, fellas ye3fu Rebbi, il a été scolarisé au lycée de constantine le Mansourah en 1974 au même temps que moi, il a fait sa seconde et est parti de son propre gré (il n'a jamais été exclu)pour continuer ses études à Alger afin de se rapprocher de sa Kabylie natale, n'ayant pas trouvé de place dans un lycée à Alger, il a fait une année blanche pour enfin revenir lors de l'année scolaire 1976-1977 pour reprendre ses études là où il les a laissé et a obtenu son bac en 1978.